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Chenilles processionnaires comment ca marche ?

Chenille processionnaire du pin,

Chenille processionnaire du chêne

Dans les deux cas, il s’agit de lépidoptères, c’est à dire de papillons. Comme souvent chez les papillons, c’est la larve qui pose problème, la chenille donc, souvent très vorace, le papillon lui même n’étant en général préoccupé que par la reproduction, certains papillons n’ont même pas la capacité à se nourrir.

Pour les chenilles processionnaires, non seulement elles mangent beaucoup, mais elles sont organisées façon militaire, déplacement cordonnés, armes de destruction massive sous forme de poiles urticants (ils peuvent provoquer de fortes démangeaisons, voire des plaies, particulièrement dangereux pour les chiens).

Bien comprendre le cycle de reproduction des chenilles processionnaires

L e nid des chenilles processionnaires

Commençons par le nid, il faut bien un début, est-ce le papillon, l’œuf ou la chenille qui était la en premier ? L’évolution de la chenille se fait en plusieurs étapes.

Pour la processionnaire du chêne, les chenilles se réveillent avant que les arbres ne bourgeonnent, attendent patiemment l’apparition des feuilles avant des les dévorer avec voracité. Elles affaiblissent l’arbre hôte, jaunissant le bout de ses branches. La journée, elles se regroupent souvent dans des cocons tissés de soie, elles passeront par 5 stades larvaires différents. Enfin, les chenilles processionnaires du chêne se rassemblent dans une sorte de cocon géant, certains peuvent atteindre plus d’un mètre de long regroupant les chrysalide, le fameux stade quasi magique pendant lequel la chenille va se transformer en papillon.

Pour la processionnaire du pin, les chenilles naissent plus tôt que leurs copines du chêne, elles vont muer plusieurs fois avant l’hiver, forment elles aussi des nid discrets avec leur soie, le jaunissement des aiguilles du pin indiquent bien que leur attaque a déjà commencé. Avant l’hivers, les larves vont former un nid vers le sommet, orienté plein sud, elles continuent de sortir la nuit pour se nourrir, le long d’un fils de soie, véritable fils d’Ariane. Enfin, au printemps, une chenille femelle va prendre la tête d’une procession, la procession des nymphoses. Les chenilles cheminent donc le long du tronc, les unes derrières les autres, en direction de la terre pour s’y cacher et enfin devenir une nymphe.

Chenille processionnaire, la procession des nymphoses

Attention, voici plein de mots compliqués que nous allons essayer de définir. La larve rentre alors dans la phase de chrysalide, elle devient donc nymphe avant d’atteindre le stade d’imago. En plus clair, la larve ou la chenille (jusque là c’est simple), pour se transformer en papillon, c’est à dire le stade adulte de sa vie (que l’on appelle l’imago), doit se transformer intégralement, ce qu’on appelle la métamorphose. La métamorphose consiste à ce que la larve passe par un état de nymphe ou nymphose, qui est donc l’état intermédiaire entre la larve et l’imago (donc entre le bébé et l’adulte). Le stade nymphal est aussi appelé chez les papillons (la famille des lépidoptères) la chrysalide. Ouf ! Voila pour les mots compliqués !

Pour la chenille du chêne, les adultes ou imago, c’est à dire les papillons, apparaissent un gros mois après la nymphose. Le papillon, de couleur brune s’envole fièrement avec comme unique mission se reproduire, il n’a ni trompe ni appareil digestif, il est donc incapable de se nourrir. Le male, une fois accouplé meurt dans les heures qui suivent, funeste plaisir… La femelle papillon va quant à elle pondre dans les hauteurs des chênes bien dégagés. Les œufs sont regroupés en plaque, collés les uns aux autres, formant un ensemble assez cohérant, comme une poche à écaille. Et nous revoila au début du cycle, bien fichu !

Pour la chenille du pin, tout comme la chenille du chêne, le papillon profite d’une belle soirée d’été pour sortir de terre et se reproduire, le mal meurt rapidement après l’accouplement et la femelle après la ponte. A préciser que la nymphe peut rester plusieurs mois, voir plusieurs années sous terre à attendre des conditions favorables pour sa sortie. Les œufs sont pondus sur les rameaux des aiguilles ressemblant un peu à des cocons de mites (en plus gros). Et la aussi, retour à la case départ.

Alors comment luter contre les chenilles processionnaires ?

Deux raisons expliquent la prolifération de cet insecte dont encore une fois, le problème vient de sa larve, de sa chenille. Première raison, le réchauffement climatique qui lui permet de conquérir de nouveaux territoires, difficile de lutter contre, à moins de recouvrir les arbres de glaçons. Seconde raison, la disparition des prédateurs. A vous de puiser en votre imagination pour attirer les prédateurs des chenilles processionnaires :  mésanges, roitelet huppé, huppe fasciée, coucou, geai, grive, les chauves souris qui se nourrissent du papillon, les lérots qui viennent aussi peupler vos greniers et vous empêcher de dormir, les hyménoptères donc les guêpes et les frelons (la aussi vous risquez d’avoir besoin de nous) mais aussi les fourmis.

Le piégeage des papillons reste la première solution, des pièges à phéromone anti chenille processionnaires. Si on les attrape avant l’accouplement ou avant que la femelle ne ponde, pas de chenilles l’année suivante, logique… La tache n’est pas très compliquée, suspendez le piège à une grosse branche, le piège est une sorte de grande lanterne dans laquelle on place un phéromone sexuelle (il existe un phéromone pour la chenille du pin et un autre pour la chenille du chêne) qui a pour effet d’attirer le papillon dont, rappelons le, l’unique tache est l’accouplement, motivation garantie ! Il est préférable de placer le piège à la fin du printemps ou au début de l’été, dès que les papillons battent leurs ailes. Vous récupérez ce piège à la fin de l’été, début de l’automne selon la zone géographique dans laquelle vous vous situez.

Concernant la chenille processionnaire du pin, du fait qu’elles cheminent le long du tronc pour descendre se cacher dans la terre, il existe un moyen supplémentaire de la contrer : vous pouvez cercler l’arbre et ne laissez qu’un passage vers un sac qui les piégera. C’est le collier procerex anti-chenille processionnaire.

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